Consommer local ?

Si vous êtes arrivé sur cette page c’est probablement que les questions d’alimentation, d’agriculture, d’environnement vous intéressent et vous préoccupent :

Supermarché ou consommer local et de saison en direct du producteur ? Vous avez réalisé que la qualité de votre alimentation a un impact direct sur votre corps et votre santé ?

Vous avez réalisé que de produire et d’acheter une alimentation la moins chère possible rimait avec mal-bouffe, pratiques agricoles et agro-alimentaires déraisonnables, délocalisations ?

Vous avez réalisé que votre budget alimentaire était devenu la dernière roue du carrosse après le logement, le transport, les loisirs, les abonnements, les vêtements, (…) ? On mange avec ce qu’il reste.

Vous avez oublié comme presque tout le monde ce qu’étaient les saisons, le véritable goût des choses, la diversité des espèces végétales comestibles, la richesse des productions locales qui vous entourent ?

Vous avez réalisé la bizarrerie de consommer des « produits d’ailleurs » alors même qu’on les produit tout près de chez vous ?

Des solutions pour consommer local ?

Vous avez sans doute exploré quelques pistes pour y répondre et tenter de résoudre ces questions :
– fréquenter les marchés et chercher si des producteurs fermiers locaux y vendent encore leurs produits au milieu des marchands ambulants.
– fréquenter un point de vente à la ferme d’une exploitation agricole ou un point de vente collectif de producteurs (PVC) que vous avez repéré près de chez vous.
– chercher sur internet s’il existe une structure près de chez vous facilitant l’accès à une offre de produits fermiers et locaux : carte des AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), carte de la Ruche qui dit oui, carte des drive fermiers® Bienvenue à la Ferme, et tout récemment la carte de tous les drive de produits fermiers publiée sur notre site.

Chacun de ces systèmes contribue au développement d’un mode de consommation privilégiant une alimentation locale, fermière, le plus souvent « raisonnée » ou Bio, sous une forme de distribution plus équitable. Chaque système a ses avantages et ses inconvénients. Toutes les initiatives méritent d’être encouragées et les systèmes de vente directe devront se multiplier, notamment grâce à internet, si l’on veut espérer donner facilement accès à une alimentation de qualité pour le plus grand nombre, re-dynamiser les petites exploitations agricoles qui s’éteignent petit à petit alors qu’on a tant besoin d’elles et enfin espérer réorienter notre système agricole et alimentaire sur la voie du développement durable.

Comme l’aurait dit « La Palice » le plus court chemin entre celui qui produit et celui qui consomme est la vente directe. La Ruche qui dit Oui, Drive-fermier® « Bienvenue à la ferme » et les exploitants agricoles pionniers de la vente sur internet démontrent depuis 2 ou 3 ans que le « web » est un outil capable de connecter notre alimentation aux producteurs locaux et de rétablir les liens nécessaires entre « ville et campagne » pour retrouver sur le long terme notre propre autonomie alimentaire, réduire notre empreinte écologique et notre dépendance aux énergies fossiles, pour ne citer que ces 2 raisons parmi tant d’autres.

Des changements d’habitudes à prévoir ?

Moins de 5% de ce que nous consommons est produit localement, moins de 3% des terres cultivées en France le sont en Bio, 200 exploitations agricoles ferment chaque semaine en France, sur les 90.000 exploitations agricoles pratiquant la vente directe, seulement quelques centaines pratiquent la vente directe sur internet.

Produc conso localPour passer du rêve à la réalité, de consommer local, fermier et de saison, il est nécessaire de se préparer à quelques changements qui peuvent être vécus par certains comme des bouleversements, comme le montrent souvent les expériences de vente de produits fermiers, notamment en milieu urbain :

Respecter les saisons : cela suppose de fréquenter des points de vente qui les respectent, une plus grande créativité culinaire facilitée par l’usage d’internet (Marmiton, …), une ouverture aux légumes méconnus qu’on ne trouve pas sur les étal des supermarchés, une attention sur l’origine des produits frais que l’on achète (indication obligatoire) et une modération de sa consommation de tomates en hiver, de fruits exotiques, (…)

Accepter l’inesthétisme : des fruits ou légumes tordus, présentant une trace de terre ou une partie véreuse ou abîmée perdue à l’épluchage et non compensée par le « service consommateur » du producteur. Ces disgrâces que nous avons appris à éviter traduisent en fait leurs vertus et bienfaits : faible utilisation ou absence de traitement chimiques, culture de variétés anciennes parfois non « hybridées », bonne pratique évitant le gaspillage alimentaire lié au rejet des « moches » ou des « produits imparfaits » mais délicieux.

Admettre le juste prix : le produit fermier ou artisanal en vente directe (sans intermédiaires) n’est pas toujours moins cher que dans le supermarché proposant des produits issus de l’agriculture ou de l’élevage intensif et productiviste. Produire manuellement, artisanalement, qualitativement coûte cher et n’est pas toujours compensé par l’économie du coût de distribution (absence d’intermédiaires). Pour la viande par ex, laisser pâturer les animaux et leur donner de l’espace, les nourrir qualitativement, plus longtemps et sans hormones de croissance, coûte cher.

Apprendre à anticiper ses menus et les courses correspondantes pour laisser le temps nécessaire au producteur de cueillir, transformer, regrouper & préparer les commandes et éviter le gaspillage alimentaire lié à l’absence de stock.

Presque tout le monde sera sans doute d’accord avec ça. C’est tellement évident et plein de bon sens de consommer local. Mais si ce que vous mangez est encore très peu issu des petits producteurs locaux, amusez-vous (si vous le pouvez et si vous en avez envie) à vous tenir strictement à ces quelques principes un ou deux mois … La plupart de ceux qui trouvent que consommer local et de saison c’est génial et qui tentent l’expérience « décrochent ». Comme on continue à fréquenter son supermarché pour acheter le ketchup, le papier-toilettes, le Nutella, (…) on remet vite dans son caddie les jolis légumes bien calibrés venus d’ici et d’ailleurs, la viande moins chère issue de l’élevage intensif, les fruits issus de régions ensoleillées, les crèmes dessert et yaourts préférés des enfants. Il faut une vraie détermination et un vrai « déclic » si on veut changer d’échelle et privilégier durablement une alimentation produite localement. Il faut aussi parfois pouvoir y consacrer un budget un peu plus élevé largement compensé par le fait de cuisiner et d’avoir moins recours à des plats cuisinés agro-industriels.

Voir aussi : C’est quoi un drive de produits fermiers ? | Carte des drive de produits fermiers en France ?